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Monuments
Hôtel des Six-Communes
L'Hôtel des Six-Communes date du 1er septembre 1369, lorsque le Comte Louis accorda des franchises spéciales aux communes du Val-de-Travers pour la délivrance de son fils Jean, prisonnier au donjon de Semur, franchises confirmées quelque 90 ans plus tard par Rodolphe de Hochberg.

Il est dirigé par le Conseil entier formé de 12 gouverneurs, jusqu'en 1808.

Chaque année, le premier samedi avant Noël, le Haut et le Bas Conseils des Gouverneurs se réunissent en séance à l'Hôtel pour prendre connaissance des comptes de l'année écoulée et pour élaborer le budget des douze futurs mois.

A l'issue de la séance, un souper dit "souper des pipes" est servi aux Gouverneurs, ainsi qu'à leurs invités.

Ce "souper des pipes" a ceci d'exceptionnel : malgré son nom, le souper se déroule sans que l'on ne puisse fumer jusqu'au moment du dessert, après quoi le président gouverneur invite ses collègues et invités à allumer leurs pipes.

Les pipes et le tabac doivent être fournis gratuitement par le tenancier de l'Hôtel et l'on n'a jamais toléré qu'un photographe ou que des reporters de la télévision assistent à ces agapes amicales et traditionnelles.

Vers la fin du XVIe siècle, un marché public était autorisé pour les Six Communes. Môtiers, Boveresse, Couvet, Fleurier, Saint-Sulpice et Buttes faisaient partie de la Corporation, marché dont la date était fixée chaque vendredi à Môtiers.

L'Hôtel des Six-Communes a subi, au cours des siècles, de nombreuses transformations. Les arcades étaient au nombre de cinq, mais deux d'entre elles ont été fermées, au moment où triomphait la révolution neuchâteloise, car les communes avaient alors décidé de créer un petit arsenal pour loger les canons devant être donnés par le gouvernement cantonal aux communes du district en remerciement de leur fidélité à la jeune République.

L'Hôtel des Six-Communes est encore actuellement un lieu de rencontre de plusieurs sociétés.

Le Château de Môtiers
Le Château de Môtiers a été édifié au début du XIVe siècle sur un promontoire rocheux, au sud de la partie centrale du Val-de-Travers. La fière silhouette de cet ancien château-fort, dénommé "Château de Vauxtravers" jusqu'au milieu du siècle passé, marque l'aval des gorges de la Poëta-Raisse et domine le bourg de Môtiers, chef-lieu du district. Certains affirment que le château représente un peu "l'âme" du Val-de-Travers.

A l'époque, l'ensemble du château devait être assez imposant, mais malheureusement, au cours du XVIIe siècle, on commença à supprimer divers corps du bâtiment "devenus inutiles", et c'est ainsi que plusieurs tours et murailles disparurent. Le Château de Môtiers, qui fait partie intégrante du riche patrimoine du Vallon, a été entièrement restauré de 1957 à 1972. Aujourd'hui, il comprend un vaste corps de logis flanqué de la Tour du Croton, la massive Tour de Diesse et la Grange, bâtiments qui délimitent la cour d'honneur.

Vu la situation dominante du château, le visiteur découvre une vue magnifique sur la vallée; ce point de vue est encore meilleur si la curiosité vous incite à gravir les marches menant à la Tour du Croton.

Afin d'améliorer les conditions d'exploitation du château, divers travaux importants ont été entrepris depuis 1984 et ont été achevés en juillet 1985. Ces travaux consistaient d'une part à créer une annexe à la salle de la Grange, annexe dissimulée entre les anciens murs du rempart sud-ouest, comprenant un office bien équipé et des locaux sanitaires. Enfin, les visiteurs trouveront dorénavant à l'entrée du château un panneau expliquant la configuration des bâtiments.

Le Château a été racheté par l'entreprise horlogère Bovet SA et n'est, de ce fait, plus accessible au public. La Grange a été transformée en un haut lieu de technologie horlogère (salle blanche en haut et bureaux au rez-de-chaussée) Un musée dédié à l'horlogerie régionale devrait voir le jour dans l'actuelle Tour de Diesse.

Prieuré Saint-Pierre
Entrée du Prieuré (cave Mauler)Le plus beau monument historique de Môtiers est incontestablement le Prieuré Saint-Pierre, d'une sobriété de lignes remarquables et en même temps d'une imposante majesté.

Bâti sur un cône de déjection avec point d'eau, il s'agit certainement d'une implantation burgonde et, à partir du XIe siècle, précarolingienne.

Le Prieuré Saint-Pierre ne fut-il pas fondé bien avant l'an 1000 ?   Un acte de 1295 en mentionne déjà le rôle historique. Etape de gîte sur la route de France entre Neuchâtel et Pontarlier-Besançon, il le fut également sur le cheminement des Religieux joignant jadis Montbenoit-sur-Doubs à Hauterive-Fribourg.

Le Prieuré fut fondé au Xe siècle par les moines de l'Abbaye de Cluny (Saône et Loire) France.

A cette époque déjà, ses magnifiques caves voûtées renfermaient des vins réputés élaborés par les moines Bénédictins qui cultivaient les vignes du domaine à Neuchâtel, Boudry et Cortaillod.

Après le départ des mines au XVIe siècle, lors de la Réformation, le Prieuré passa en des mains diverses et fut acheté au XIXe siècle par la maison Mauler qui en est toujours propriétaire.

En 1829, dans ces vénérables murs, du Pinot noir est vinifié selon la méthode utilisée en Champagne depuis 1670.

En 1859, l 'arrivée de Louis Mauler, qui s'associe avec son cousin, Fritz Cottier, banquier, donne une nouvelle dimension à l'entreprise.

Perfectionnant sans cesse les méthodes d'exploitation, recherchant avant tout la qualité, ils parviennent très rapidement à maîtriser l'art difficile de la champagnisation et produisent un mousseau de haute tenue qui acquiert rapidement ses lettres de noblesse.

On le trouve sur toute les grandes tables de Suisse et de l'étranger, dans les maisons royales d'Italie et d'Angleterre.

Depuis lors, quatre générations de Mauler se sont succédées, poursuivant l'œuvre de leurs ancêtres.

Fidèles à la tradition champenoise, les Grands Vins Mousseux Mauler ont maintenu, à travers les ans, leur réputation de qualité et se placent aujourd'hui parmi les meilleurs !

Le Temple de Môtiers
En sortant du Prieuré, entrez donc dans l'église toute proche ! Elle aussi remonte à l'âge du roman et du gothique. Elle est devenue temple à la Réforme et y a perdu sa statuaire. Mais les voûtes sont harmonieuses, les vitraux instructifs et la nef présente un exemple unique de berceau de bois avec des couvre-joints sculptés. Il est coupé au-dessus de l'arc triomphal par une paroi de bois en roue de paon, simple, naïf, du grand art.

La petite place ombragée devant la tour du temple rassemble le Moyen-Age des bâtiments religieux, le XIIe siècle de la cure, solide et avenante, et le modernisme de "L'Archange" du sculpteur Perrin ; leur union dans la diversité abolit le temps.

Le Château d'Ivernois

Suite à l'acquisition en 1720 de la maison "Claude Baillod" (châtelain du Val-de-Travers au 16ème siècle), Abraham d'Ivernois, natif de Môtiers et banquier à Paris, a fait déconstruire le bâtiment d'origine pour y ériger le château actuel. Les pierres de taille, les poutres et la vaste cheminée d'origine ont été réutilisées dans l'architecture de la bâtisse. Exécutés par Antoine Favre de Couvet, les travaux se sont déroulés entre 1720 et 1724 sur les plans de l'architecte parisien Aubry. Bâti dans le style Régence et certainement inspiré des hôtels particuliers français entre cour et jardin, la maison de maître est dotée d'imposantes dépendances rurales du 18ème siècle.

Aujourd'hui, le Château d'Ivernois a le privilège d'être considéré comme un "joyau du patrimoine architectural du 18ème siècle" (Jacques Bujard, Conservateur cantonal) et d'être reconnu d'intérêt national par la Confédération suisse. 

Ses deux principales dépendances ont été transformées en musées. Ainsi la grange de 1721 accueille actuellement les merveilles de l’art aborigène australien et le manège de 1876 une collection permanente de voitures rares et d’exception.

Plus de renseignements sur www.fondation-bf.ch

Maison des Mascarons (Musée Régional)
Vous reconnaîtrez la Maison des Mascarons aux masques qui ornent ses fenêtres et son fronton. Elle recèle les trésors du Musée régional dhistoire et dartisanat du Val-de-Travers. A l'angle, un taureau de bronze de Mathys atteste les expositions de sculptures en plein air qui deviennent traditionnelles à Môtiers, et conduisent le public à la découverte des dernières recherches esthétiques à trois dimensions, celle d'une nature sans apprêt où se mêlent en harmonie champs et prairies, bois et rochers, et le romantisme plus dramatique des grottes et des cascades.

Dans la rue qui s'ouvre vers l'ouest, la Maison Rousseau et ses expositions en souvenir du séjour de trois ans et deux mois que Jean-Jacques Rousseau fit à Môtiers entre 1762 et 1765, au début de ses années d'exil et d'errances.

La Maison du Terraux (ou maison Bobillier)
La Maison du Terraux voit couler la deuxième fontaine de la rue (1767).

Dommage qu'on ne puisse pénétrer dans ces demeures où se sont conservés souvent intacts des éléments de la vie du temps passé comme des fourneaux de roc, des chambres entièrement boisées, des décorations peintes...

site internet de la monographie

Surface totale du territoire communal
6'368'344 m2, à savoir environ 637 hectares

dont environ 419 terres cultivables
dont environ 189 forêts
dont environ 29 terres improductives.